Quand l’internet des objets permet de proposer une solution d’énergie renouvelable au Pôle sud depuis Lyon
Pour proposer une solution à base d’énergie renouvelable à la base scientifique Dumont d’Urville en Terre-Adélie, Elcimaï Environnement, qui développe son savoir-faire en conseil et ingénierie dans le domaine de l’économie circulaire et de la transition écologique, s’appuie sur l’internet des objets.
Habitée par une quarantaine de techniciens et chercheurs, la base scientifique Dumont d’Urville (Antarctique) est tout au long de l’année principalement alimentée en électricité par des groupes électrogènes au fioul.
Ses gestionnaires ont missionné Elcimaï Environnement afin d’analyser la répartition des consommations électriques, dans l’objectif de proposer une solution de production électrique basée sur des énergies renouvelables.
Une mission rendu possible, en dépit des 15 000 kilomètres de distance, grâce à l’internet des objets (IoT).
La proposition d’Elcimaï et retenue par la base a été bâtie sur une solution technique brevetée par la société Gulplug, composée de capteurs, d’une valise et d’une connexion à un serveur sur le Cloud.

“Nos collaborateurs accèdent aux informations fournies par les capteurs sur ce “cloud” généralement vingt-quatre heures après leur relevé, explique Christophe Chavrier, chargé des études électriques chez Elcimaï Environnement. En l’occurrence, dans ce cas particulier, les données de la journée sont assemblées avant d’être envoyées en une seule fois. “D’ordinaire, une carte à puce de téléphone portable associée à un module radio suffit à ce type de transfert.”
Capteurs et valise ont été installées en Terre-Adélie il y a quelques mois par des techniciens de la base. “Cette solution, complète Christophe Chavrier, a été facile à paramétrer depuis nos bureaux de Lyon. Les informations sélectionnées permettent d’identifier les machines et espaces consommateurs d’Energie. A ce stade notre mission d’enregistrement et d’analyse est finalisée. Nous avons fait des propositions de transformation, notamment sur le type et la localisation de solutions d’énergie renouvelable. Ce seront a priori des éoliennes qui suppléeront en partie les groupes électrogènes et pourquoi pas une pile à combustible en 2050.”
Assurément plus respectueuse de l’environnement, la réponse apportée devrait en outre être plus économique.